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Découvrir St Georges

L’histoire de Saint-Georges-de-Reneins*

Une commune riche d’un passĂ© plurimillĂ©naire

 

Des origines préhistoriques

Il faut remonter bien avant notre Ăšre pour retrouver les premiĂšres traces de civilisation sur le territoire de Saint-Georges-de-Reneins. DĂšs l’ñge de la pierre polie, du bronze et du fer, les hommes ont frĂ©quentĂ© ces terres. C’est sur l’ülot aujourd’hui disparu de Grelonge, situĂ© au milieu de la SaĂŽne, que des dĂ©couvertes archĂ©ologiques majeures ont Ă©tĂ© faites, attestant de cette occupation ancienne. Cet emplacement n’était pas choisi au hasard : Ă  cet endroit, la SaĂŽne Ă©tait si peu profonde qu’elle pouvait ĂȘtre franchie Ă  pied.

Ludna, une agglomération antique

Ce passage naturel entre l’est et l’ouest a favorisĂ© l’émergence d’un point de croisement stratĂ©gique, donnant naissance Ă  Ludna, une agglomĂ©ration antique dĂ©couverte lors des travaux de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon au XIXe siĂšcle. Des campagnes de fouilles menĂ©es depuis 2002 ont confirmĂ© la prĂ©sence de vestiges d’habitations.

Une scùne de l’histoire de Rome

C’est Ă  Saint-Georges qu’eut lieu, vers 48 av. J.-C., un affrontement dĂ©cisif : Jules CĂ©sar y vainquit les HelvĂštes, qui tentaient de franchir la SaĂŽne pendant leur migration vers l’ouest.

Grelonge et les orphelines des Croisés

Au temps des Croisades, l’ülot de Grelonge abritait un monastĂšre destinĂ© aux filles des CroisĂ©s morts en Terre Sainte. Ce refuge, mis en place par les AbbĂ©s de Cluny, fut dĂ©truit lors d’une inondation majeure Ă  la fin du XIVe siĂšcle. Les moniales furent alors dĂ©placĂ©es Ă  Salles-en-Beaujolais, oĂč l’histoire de cette communautĂ© se poursuivit.

L’affaire de La BessĂ©e : un Ă©pisode romanesque

En 1391, Saint-Georges appartenait aux puissants sires de Beaujeu. L’un d’eux, Édouard II, fit enlever une jeune fille de Villefranche qui avait repoussĂ© ses avances. Le roi de France, saisi par les parents, sanctionna Édouard II en transfĂ©rant la seigneurie de Saint-Georges Ă  la famille de La BessĂ©e. Ce n’est qu’en 1531 que la commune fut dĂ©finitivement rattachĂ©e Ă  la couronne de France.

Une commune aux multiples hameaux

DĂšs le Moyen-Âge, la commune comptait de nombreux fiefs : ValliĂšre, Boistray, MarzĂ©, Laye, etc. Aujourd’hui encore, Saint-Georges-de-Reneins regroupe 40 hameaux, reliĂ©s entre eux et au bourg par un vaste rĂ©seau routier.

L’évolution du tracĂ© de la RN6

L’actuelle D306 (ex-RN6) Ă©vitait autrefois les zones inondables et contournait la butte de l’église, alors entourĂ©e du cimetiĂšre. Ce n’est qu’au XIXe siĂšcle qu’une tranchĂ©e fut creusĂ©e pour permettre un tracĂ© plus rectiligne, aprĂšs le transfert controversĂ© du cimetiĂšre.

Une commune au nom changeant

L’origine du nom

Le nom de Saint-Georges-de-Reneins a connu plusieurs formes :

  • Arena (nom latin en lien avec le sable),
  • Renens, puis Rogneins,
  • enfin Reneins.

Une appellation révolutionnaire

Sous la RĂ©volution française, le nom de Saint Georges, jugĂ© trop religieux, fut remplacĂ© temporairement par Reneins-les-Sables, renouant avec l’origine gĂ©ologique du nom.

Le nom des habitants

Les Reneimois et Reneimoises ne portent officiellement ce gentilĂ© que depuis 1988, date de l’arrĂȘtĂ© municipal qui l’a entĂ©rinĂ©.

La légende de Saint Georges

Un héros chrétien et chevaleresque

Selon la lĂ©gende, Georges sauva la fille du roi d’une ville paĂŻenne (probablement Beyrouth) en tuant le dragon qui menaçait la ville. Ce fait d’armes conduisit Ă  la conversion de ses habitants au christianisme. MartyrisĂ© vers 303 Ă  Lydda en Palestine, son culte s’est rĂ©pandu en Orient comme en Occident.

Une figure universelle

FĂȘtĂ© le 23 avril depuis 1222, Saint Georges est :

  • le patron de l’Angleterre, de GĂȘnes, Venise, Barcelone
  • le protecteur de 77 communes en France
  • le saint patron des cavaliers et de nombreux ordres de chevalerie

Son iconographie

Il est représenté :

  • Ă  cheval, en armure
  • brandissant une lance arborant un Ă©cu et une banniĂšre blanche Ă  croix rouge, devenue le drapeau de l’Angleterre

Il incarne la victoire de la foi sur le mal, symbolisé par le dragon.

Une commune vivante et dynamique

Aujourd’hui, Saint-Georges-de-Reneins conjugue tradition et modernitĂ© :

  • Artisanat : nombreuses petites et moyennes entreprises
  • Agriculture : vigne et maraĂźchage
  • Commerce : un hĂ©ritage vivant

Port-RiviĂšre assurait autrefois un trafic intense de marchandises, notamment du vin vers Paris. Aujourd’hui, la pression immobiliĂšre tĂ©moigne du cadre de vie recherchĂ© qu’offre la commune.

* par Christian de Fleurieu (Comte Christian CLARET de FLEURIEU, NĂ© au chĂąteau de Laye (Saint-Georges-de-Reneins) le 11 mai 1923